L'éditorialiste du Financial Times veut persuader les critiques des mérites d'une société libérale, système qui désécurise puisqu'il s'accommode de l'innovation et l'encourage. Le libéralisme incite au changement et attire l'opposition des traditionalistes. Mais sans concurrence ni innovation, l'économie ne peut prospérer. L'avenir de notre civilisation en dépend. L'économie de marché constitue le système le moins inégal et le seul à créer sa propre opposition. C'est l'unique système capable de publier des livres qui condamnent les plus puissants et d'en faire la promotion. Le principal obstacle à la prospérité, c'est l'Etat. Il n'offre pas de remèdes aux défauts du marché, écrit Martin Wolf, mais constitue lui-même une source d'échecs majeurs. Beaucoup de gouvernements sont incompétents et corrompus. La solution passe par l'ouverture des frontières, car l'inégalité et la pauvreté résultent non pas de l'intégration économique mais de la fragmentation politique. Le problème, aujourd'hui, ce n'est pas l'excès mais le manque de globalisation.

Les Opinions publiées par Le Temps sont issues de personnalités qui s’expriment en leur nom propre. Elles ne représentent nullement la position du Temps.