Le 9 mai dernier, le drapeau européen flottait sur quelques bâtiments publics à Berne, Lucerne et Genève notamment, pour marquer la Journée de l’Europe, qui coïncidait avec le 70e anniversaire de la Déclaration Schuman. Le même jour, les Schaffhauser Nachrichten ont publié une interview du conseiller fédéral Ignazio Cassis. A plusieurs reprises, le chef du Département des affaires étrangères y communique sa conviction que le monde «d’après» la pandémie ne ressemblera pas au monde actuel, qu’il faudra trouver de nouveaux repères, de nouveaux équilibres. A propos de la politique européenne, il confirme que l’accord institutionnel – qui reste un objectif central de la Suisse – est relégué dans l’ordre des priorités: il s’agit d’abord d'assurer le retour à la «nouvelle» normalité. «Quand la crise sera surmontée, il faudra dresser un état des lieux, faire le point avec l’Union européenne», déclare-t-il. «J’ai commandé à mes diplomates un rapport consacré aux effets de la crise sur notre perception des relations entre la Suisse et l’Union européenne, pour la fin de ce mois: je l’attends avec impatience.»