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Que du bonheur pour Luc Barthassat, une fois de plus.
© Facebook.com/luc.barthassat

Du bout du lac

Des ports USB aux TPG, «que du bonheur» pour Luc Barthassat

Le conseiller d’Etat genevois nage dans le bonheur: il y aura enfin des ports USB dans les nouveaux bus de la République. Petit précis de pensée béate

Si les livres d’histoire ont le sens des priorités, ils retiendront le 6 juin 2017. Non parce que Donald Trump a choisi ce riant mardi pour mettre le feu au Golfe en twittant tout et son contraire sur le Qatar. Ni parce que la Macronie a présenté ses ambitions de refonte du Code du travail. Si le 6 juin 2017 est promis à la postérité, c’est évidemment parce que les Genevois ont appris ce jour-là que les futurs bus électriques des TPG seront équipés de prises USB.

Pour être précis, chacun des bus TOSA commandés par Genève sera équipé de huit ports USB, «dont un accessible aux personnes à mobilité réduite», précise 20 minutes (ce qui signifie probablement, en novlangue, qu’il sera installé moins haut que les autres). A partir de tout bientôt donc, les usagers des TPG pourront recharger leur smartphone ou leur tablette en traversant la ville. Un véritable jalon civilisationnel.

Le fruit d’une «task force»

L’illumination n’est pas sortie du seul cerveau de Luc Barthassat, conseiller d’Etat chargé de la Mobilité et figure tutélaire des TPG. Elle est le fruit d’un travail collectif. Celui d’une task force (sic) réunissant des représentants de la société civile (c’est-à-dire des gens, en novlangue toujours) chargés de plancher sur le meilleur moyen de détourner les automobilistes de leur automobile.

Comme toutes les grandes percées technologiques depuis la machine à vapeur, la prise USB dans les bus TOSA pose cette question vertigineuse: comment diable vivions-nous jusque-là? Misérables que nous étions, contraints à recharger nos téléphones à la maison, au bureau, chez des amis, au restaurant, en voiture, dans le train, avec une batterie portable, un PC, une manivelle (ça existe) ou un chargeur solaire (ça existe aussi)… Désormais assurés de pouvoir recharger partout et en tout temps, les Genevois ne tarderont pas à réaliser qu’il y aura un avant et un après 6 juin 2017.

Un enthousiasme désarmant

Sur Facebook – son petit jardin secret – Luc Barthassat l’a compris, lui. «On se rassemble on bosse et on avance. QDB», écrit-il en rechargeant fièrement son iPhone griffé Genève-Servette dans un prototype du constructeur, sous l’œil des caméras du monde entier. QDB: que du bonheur.

Les grands de ce monde feraient bien de s’inspirer du magistrat de la pensée béate – séances de commission ou vacances à Phuket, tout est toujours QDB chez Luc Barthassat – et de son enthousiasme désarmant de sincérité: décrocher des ports USB pour nos bus électriques ou résoudre le conflit israélo-palestinien, même combat. Il suffit de «mettre tout le monde autour de la table» (son autre expression fétiche). QDB! Comment se fait-il que personne n’y ait pensé plus tôt?


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