L’extrême droite française ne cache pas sa joie. Le fait qu’une ex-fan de Mussolini prenne le pouvoir en Italie est plus vu comme un modèle à suivre que comme un sulfureux sujet à éviter. Marine Le Pen ne fait plus semblant. Elle rejetait pourtant avec les siens l’étiquette d’«extrême droite» et d’«europhobe» tout au long des campagnes électorales du printemps afin de mettre en avant son côté social et avocate des «oubliés». «Le peuple italien a décidé de reprendre son destin en main en élisant un gouvernement patriote et souverainiste. Bravo à Giorgia Meloni et à Matteo Salvini pour avoir résisté aux menaces d’une Union européenne antidémocratique et arrogante», a tweeté ce lundi la double finaliste de l’élection présidentielle. Elle en a même profité pour publier une vidéo appelant à adhérer au Rassemblement national afin de devenir «acteur» de ce grand soulèvement des peuples européens en participant à l’élection du nouveau président du parti. Eric Zemmour, lui, a réagi de manière encore plus explicite en demandant: «Comment ne pas regarder cette victoire comme la preuve que oui, arriver au pouvoir est possible?»