Le retour du premier ministre chinois en Suisse

Du 20 au 22 janvier, le premier ministre chinois, Li Keqiang, participe à la réunion annuelle 2015 du Forum économique mondial à Davos, puis effectue une visite de travail en Suisse. On se rappelle qu’en mai 2013, la Suisse a été le premier pays européen visité par le premier ministre Li Keqiang, lors de sa première visite officielle à l’étranger depuis sa prise de fonction. Durant cette visite, les deux pays ont annoncé la conclusion effective des négociations de l’accord de libre-échange et la Suisse est ainsi devenue le tout premier partenaire de libre-échange de la Chine sur le continent européen. Un mécanisme de dialogue financier sino-suisse a aussi vu le jour à cette occasion. Depuis cette visite, les relations d’amitié et de coopération sino-suisses sont entrées dans une nouvelle phase de développement dynamique. Il est très rare qu’un premier ministre chinois effectue, en moins de deux ans, deux visites dans un même pays. Alors, pourquoi cette deuxième visite en Suisse? En voici les raisons.

C’est une visite qui vise à promouvoir l’amitié et la confiance mutuelle entre la Chine et la Suisse. Depuis l’établissement de leurs relations diplomatiques en 1950, les deux pays ont vu leurs échanges se multiplier, leur confiance politique mutuelle se renforcer et leur coopération tous azimuts s’élargir continuellement, sans parler de l’approfondissement de la connaissance mutuelle et de l’amitié entre les deux peuples. 2015 marquera le 65e anniversaire des relations diplomatiques sino-suisses. La rencontre que le premier ministre Li Keqiang aura avec la partie suisse durant l’actuelle visite sera une bonne occasion, pour les deux parties, de dresser un bilan des 65 ans de relations bilatérales et de brosser une «feuille de route» pour leur avenir. Cette visite inaugurera le 65e anniversaire des relations diplomatiques sino-suisses et permettra d’enrichir et de dynamiser encore davantage les relations sino-suisses.

C’est une visite qui vise à promouvoir une coopération sino-suisse mutuellement bénéfique. La Chine est la deuxième économie mondiale et le plus grand pays en développement, tandis que la Suisse est l’une des vingt économies les plus performantes du monde et une puissance financière incontournable. Depuis des années, la Chine reste le premier partenaire commercial de la Suisse en Asie et la Suisse est désormais le cinquième partenaire commercial européen de la Chine.

Avec l’entrée en vigueur, en juillet 2014, de l’accord de libre-échange, la coopération sino-suisse dans les domaines économique et d’investissement est montée en gamme à tous égards. Lors de la présente visite du premier ministre Li Keqiang, les deux parties auront non seulement des échanges en profondeur sur la concrétisation des mesures de l’accord de libre-échange ainsi que de la célébration conjointe du 65e anniversaire des relations diplomatiques sino-suisses. Mais surtout, à l’issue des échanges, les deux partenaires arriveront à dégager d’importants consensus sur la coopération sino-suisse dans divers domaines tels que la finance, l’économie, le commerce, la recherche, les produits alimentaires et pharmaceutiques et les échanges socio-culturels, et à annoncer des résultats concrets.

Tandis que le Forum de Davos est considéré comme le thermomètre de l’économie mondiale, cette visite vise à promouvoir la reprise de la croissance à l’échelle du globe. A la suite de la crise, l’économie mondiale est en pleine période de profonds réajustements et peine à renouer avec la reprise, faute de moteurs de croissance. Ainsi cette année, M. Li Keqiang participera, pour la première fois en tant que premier ministre chinois, à la réunion du Forum de Davos pour partager ses analyses de la situation internationale et de la situation de l’économie mondiale, ainsi que ses points de vue sur les solutions à apporter aux problèmes. Il présentera aussi «l’opportunité chinoise» qu’offre au monde la croissance chinoise maintenue à un rythme moyen ou rapide. De l’«énergie chinoise» sera ainsi mise au service de la communauté internationale pour analyser objectivement la situation de l’économie mondiale et la reprise mondiale, et réaliser une croissance forte, durable, équilibrée et inclusive.

«Les vieux amis sont de grands amis», dit l’adage. La Chine et la Suisse travaillent main dans la main depuis 65 ans. En regardant le passé, et en me tournant vers le futur, je ne peux constater, en ma qualité d’Ambassadrice de Chine en Suisse, qu’un avenir des plus radieux se dessine pour l’amitié sino-suisse sur la base des 65 ans accumulés. Je suis convaincue que nos deux pays saisiront l’opportunité offerte par cette deuxième visite du premier ministre Li Keqiang pour porter ensemble nos relations déjà excellentes, et qui se caractérisent par une vision pragmatique, l’amitié, le bénéfice mutuel et le développement à un nouveau palier depuis ce nouveau point de départ.

Ambassadrice de la République populaire de Chine en Suisse

Au WEF, de l’«énergie chinoise» sera mise au service de la communauté internationale