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Lundi à Zurich, lors du Sächsilüüte, la tête du Böögg a mis longtemps, très longtemps, à exploser. Mauvais présage…
© Melanie Duchene/AP/Keystone

Charivari

Printemps pourri, été aussi

OPINION. Vous trouvez le printemps timide? L’été sera pire encore. Parole de Böögg, le bonhomme d’hiver zurichois. Tant pis, on dansera sous la pluie…

On va parler météo. De ce printemps qui ne s’installe pas encore vraiment. Reprend d’une main (verte) ce qu’il a donné de l’autre. Nous oblige à jouer serré, niveau vêtements. Le dos nu, sous le t-shirt, sous le sweat, sous la doudoune. Façon oignon, sinon ça pèle. En même temps, on est en avril et l’on connaît le dicton, celui du fil. Mais il y a quelque chose de spécialement fuyant dans ce printemps. Comme une valse à mille temps qui mettrait le temps de lancer le beau temps…

Les météosensibles et les autres

Je dis ça, mais en fait, je ne suis absolument pas météosensible. L’hiver dernier, il a fallu que mon cher chef de rubrique craque et parte en courant s’acheter une lampe de luminothérapie pour que je réalise que le ciel était bas, plombé, déprimant. Je n’ai pas senti ce long tunnel gris dont beaucoup ont souffert. Je veux dire, je ne l’ai pas senti dans ma chair. Contrairement, donc, aux personnes météosensibles, atteintes d’une pathologie reconnue aujourd’hui qui se manifeste par une «réaction notoire aux brusques baisses de température ou aux atmosphères excessivement humides».

Pour contrer le mauvais karma

Le site Notre Temps donne sept parades pour contrer ce mauvais karma. Bouger, par exemple, car se terrer chez soi diminue la masse musculaire et le cœur est un muscle. Boire (de l’eau), car un corps hydraté résiste mieux aux engelures. Se couvrir la tête, sachant que 30% de la chaleur s’échappe par le haut. Et ne pas sécher son linge sur les radiateurs pour ne pas accroître l’humidité du foyer. Quand il fait froid, froid, il faut même enlever ses bagues, poursuit le site, car le métal augmente «la contraction des vaisseaux et le risque de nécrose». Incredible, n’est-ce pas?

Vous pensez, question timing, que cette chronique a tout faux. La météo n’annonce-t-elle pas des températures estivales pour les prochains jours? C’est vrai. Sauf que ça ne dit encore rien de l’été qui vient. Et là, soyez forts. Car si le printemps vous a semblé timide, l’été va vous paraître carrément hostile. Ce n’est pas moi qui l’augure, mais le Böögg, le bonhomme hiver zurichois.

Lundi, nous apprend 20 minutes, il a brûlé lors du Sechseläuten («Six heures sonnent»), fête traditionnelle qui doit son nom à l’allongement du jour de… travail – on est à Zurich. Et comme la tête dudit Böögg a mis beaucoup de temps pour exploser (plus de 20 minutes contre 6 en 2003, qui a connu les canicules dont on se souvient), l’été 2018 ne s’annonce pas folichon. Si j’osais, je dirais même qu’il va connaître quelques… bugs. C’est ainsi: plus ça va mal, plus on rit. Plus on danse aussi. Même, surtout, sous la pluie.


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