Les sept Sages du Conseil fédéral ont souverainement décidé de dire non à un accord-cadre avec l’UE. Guy Parmelin, Karin Keller-Sutter et Ignazio Cassis avaient préparé leurs «éléments de langage» pour s’en expliquer. C’est donc une «pesée d’intérêts» qui a convaincu les ministres de refuser un accord institutionnel qui représentait un «changement de paradigme» que la majorité du peuple ne serait pas prête à accepter. Après dix ans de négociations, il fallait donc bien reconnaître que «ce n’était pas le bon chemin». Ou, pour le dire comme Pierre-Yves Maillard, nous sommes en fait confrontés à un problème d’incompatibilité philosophique avec l’UE. Trop néolibérale pour la gauche et trop sociale pour la droite.

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