L’an dernier, l’ONU s’inquiétait du vote d’une nouvelle loi sur la sécurité qui introduisait le délit d’opinion à Hongkong. «Nous espérons qu’elle sera appliquée avec modération», avait mis en garde à Genève la haut-commissaire aux droits de l’homme, Michelle Bachelet. Depuis le début de ce mois, les procès politiques se multiplient dans l’ex-colonie. Ils visent des élus démocrates, des avocats, des syndicalistes, des journalistes, des manifestants, parfois des mineurs.