On ne tord pas les mots sans conséquences. Lorsque Mme Olivia de Weck, vice-présidente du lobby des armes ProTell, déclare dans Le Temps (édition du 13 février): «Nous ne connaissons pas le but final de l’UE. Désarmer les citoyens, peut-être? C’est ce que cherchent à faire tous les régimes totalitaires», elle n’exprime pas une opinion. Elle pervertit les mots. Ce qui trahit soit une absence de maîtrise de la langue, soit, mais on n’ose l’imaginer, une perversion de la pensée.