Digitale attitude

Pourquoi la publicité sur le Net sera moins intrusive

Les types d’annonces considérées comme indésirables ont été définis par la Coalition for Better Ads. Google pourrait venir à la rescousse des usagers

La première bannière publicitaire, réalisée pour le compte de l’opérateur américain AT&T, est apparue il y a vingt-trois ans sur le site Hotwired.com. Il s’agissait d’un petit rectangle sur fond noir avec un texte multicolore qui sollicitait le lecteur à cliquer. Et 44% des internautes se sont exécutés:

Un idéal anéanti

Mais aujourd’hui, suite à l’adoption massive de l’Internet et la multiplication des sites, le taux de clic moyen pour une annonce se situe aux alentours de 0,05%…

En 1994, tous les espoirs étaient portés sur cette nouvelle forme de publicité interactive, qui devait permettre aux annonceurs d’approfondir et enrichir les relations avec leurs clients, tout en assurant la gratuité de l’information sur le Web. Mais depuis, l’idéal pour une publicité intelligente a été anéanti par les formats intrusifs concoctés par les agences.

Engouement pour les bloqueurs d’annonces

Les fenêtres qui surgissent, les visuels recouvrant une partie du contenu, les vidéos qui défilent sans avoir été sollicitées et les bannières dont les fichiers alourdis de codes pour traquer les consommateurs ralentissent le téléchargement d’une page expliquent l’engouement pour les bloqueurs d’annonces adoptés par des centaines de millions d’usagers. Et qui ont mis en péril le modèle économique de nombreux sites. A titre de simple exemple, la semaine passée encore, le Wall Street Journal a révélé que Google envisageait de bloquer les annonces intrusives depuis son navigateur Chrome.

Lire aussi: Pourquoi les «adblockers» ne sont pas une option éthiquement correcte (10.04.2016)

Google, policier du Web

Les types d’annonces considérées comme indésirables ont été définis par la Coalition for Better Ads. Selon leurs normes, les formats publicitaires à bannir sont ceux estimés «en dessous du seuil d’acceptabilité». C’est-à-dire les pop-ups, les annonces vidéo en lecture automatique avec son, celles qui occupent plus de 30% de l’écran, celles qui clignotent ou qui affichent un compte à rebours ou encore celles qui démarrent avant le contenu recherché.

Google intervient déjà comme policier du Web en contraignant les sites à adopter un protocole pour se sécuriser et pénalise ceux qui ne le font pas en affichant un message d’avertissement dans la barre de leur adresse. Si l’initiative du géant du Web pour forcer les annonceurs à se plier à des règles de bonne conduite est confirmée, ce sera efficace. Et une très bonne chose.

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