Digitale attitude

Pucer ses employés, la nouvelle norme?

Se faire greffer une puce électronique sous la peau lorsqu’on se fait embaucher pourrait bien devenir courant dans le monde du travail

C’est déjà le cas à Stockholm, où plusieurs entreprises installées dans un complexe abritant des start-up, l’Epicenter, proposent aux employés d’injecter un microprocesseur de la taille d’un grain de riz dans la zone charnue de la main, à côté du pouce. Fonctionnant comme une carte-clé, elle sert à ouvrir des portes, lancer une imprimante ou payer une boisson à la cantine. D’un simple geste de la main. Pour l’heure, 150 employés se sont portés volontaires, «principalement par commodité», explique Patrick Mesterson, PDG d’Epicenter, dans le Telegraph.

Ces transmetteurs dotés de la technologie de communication sans fil (ou NFC) permettent d’établir un échange entre deux appareils à une distance rapprochée de 10 cm. On les trouve couramment dans les cartes de crédit pour effectuer des paiements sans contact.

Des animaux aux êtres humains

Le principe de la puce électronique sous-cutanée n’est pas nouveau. La procédure est obligatoire pour nos animaux de compagnie afin de les identifier. Et d’autres dispositifs électroniques miniatures, comme les stimulateurs cardiaques ou les implants cochléaires, s’insèrent dans le corps humain avec succès depuis des décennies.

Mais aux Etats-Unis, des individus se font greffer volontairement des microprocesseurs sous la peau pour accéder sans clé à leur domicile, faire démarrer leur moto ou encore déverrouiller leur téléphone portable. Ils font partie du mouvement transhumaniste, qui prône l’usage des sciences et de la technologie pour améliorer les caractéristiques physiques et mentales des êtres humains.

Maladies neurodégénératives

C’est dans ce même esprit que la société Neurolink d’Elon Musk a l’intention de développer des moyens pour relier le cerveau à des composants électroniques, afin de soigner les maladies neurodégénératives. Et, à plus long terme, d’aider l’être humain à atteindre des niveaux cognitifs plus élevés.

Nul doute que l’implant d’un pacemaker détient une importance vitale et que la greffe d’un corps étranger pour éviter de composer un code PIN est certes, étrange, mais reste inoffensive. En revanche, installer des implants pour «augmenter» les performances du cerveau? Il s’agit d’un tout autre débat.

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