Le 2 décembre 2010, l’attribution de la Coupe du monde masculine de football 2022 au Qatar par la Fédération internationale de football (FIFA) lançait le début du «Qatargate» marqué par de forts soupçons de corruption. La désignation et les modalités d’organisation de ce Mondial ont aussi progressivement scandalisé une bonne partie de l’opinion publique internationale quant aux conditions de vie indécentes des travailleurs migrants construisant les infrastructures, aux coûts pharaoniques (220 milliards de dollars), au système de climatisation à ciel ouvert des stades, certes à partir de panneaux solaires, aux discriminations concernant les femmes et les personnes LGBTQ. Face au désastre écologique et humain dénoncé par certains, la FIFA voit son messianisme, visant à créer un monde meilleur grâce au football, fortement discrédité.