Les nostalgiques des westerns, américains ou spaghettis, se souviennent de la trilogie des dollars de Sergio Leone, magistralement interprétée par Clint Eastwood: Pour une poignée de dollars, Et pour quelques dollars de plus et enfin Le Bon, la Brute et le Truand. Ces malheureux dollars, gagnés à courir après des truands dont la tête était mise à prix, peuvent sembler bien dérisoires dès lors que le XXIe siècle ne compte qu’en milliards. Alors qu’on enviait les millionnaires autrefois, il faut des milliardaires désormais pour nous faire saliver. De même, les budgets des Etats, l’ampleur des dettes, des plans de relance, des déficits et, parfois, des bénéfices ont changé d’unité.

Avant d’aller plus loin, quelques précautions s’imposent. Attention: en anglais, le mot signifiant milliard est Billion, et c’est un faux ami car, en français, billion signifie un million de millions, soit trois zéros de plus (1 000 000 000 000). Autre embûche, et pour ne rien simplifier aux périlleuses complexités de l’écriture des nombres en lettres, sachez que, contrairement à cent et à mille, milliard prend un s au pluriel, et il n’y a jamais de trait d’union, ni avant ni après. Normal puisque c’est un substantif.