En fait, il n’y a qu’une seule question. Je parle de la marche du monde, et de ce qui nous attend, nous qui en habitons les contrées occidentales et traditionnellement cossues. Nous pouvons nous demander tout ce que nous voulons, faire toutes les projections possibles à court, moyen et long terme, miser sur l’un, miser sur l’autre, nous n’avancerons pas d’un centimètre si nous ne répondons pas à la question liminaire et sous-jacente: de quoi parlons-nous?

Théoriquement, ou empiriquement, nous partons de l’idée benoîte que le réel fait consensus dans les grandes largeurs. Un chat est un chat, un degré est un degré, une bombe est une bombe, un mensonge est un mensonge: nous sommes à peu près d’accord depuis longtemps d’être d’accord sur l’essentiel, quand il est dit «factuel».