Tous surveillés aujourd’hui, tous prisonniers demain? Jamais la peur de voir pointer l’avènement d’une société de surveillance généralisée n’a été plus forte ni plus insidieuse, en dépit d’une vie démocratique plutôt stable dans ses fondations. Comme si la menace totalitaire, reléguée aux registres des mauvais souvenirs, revenait hanter les démocraties de l’intérieur, pour mieux déjouer les garde-fous censés les protéger.