En 2009, Diam’s, la rappeuse la plus emblématique de l’histoire du hip-hop français, marraine de la «génération nan nan», annonçait avoir dit oui à l’islam. Pour les médias, pour une partie de son public, il y avait forcément maldonne. «La Boulette», grande gueule bien faite aux textes incendiaires qui parlent de sexisme, de mères célibataires, de femmes battues, de quartiers populaires, de sororité, devait être endoctrinée par son mari: sa conversion était trop scandaleuse pour relever d’une décision personnelle; ou alors il était impossible d’envisager qu’une femme décide de son destin et que celui-là soit voilé.