Opinion

Rating de l’USAM: de quelles PME parle-t-on?

OPINION. L’Union suisse des arts et métiers (USAM) a publié en début d’année son «rating PME» devenu traditionnel en année électorale, écrit l’avocat et député vert Raphaël Mahaim. Qui en fait son propre décryptage en tant que patron de PME

L’Union suisse des arts et métiers (USAM) a publié en début d’année son «rating PME», devenu traditionnel en année électorale. En analysant les votes des élus aux Chambres fédérales sur des sujets considérés comme importants pour les PME, un classement des parlementaires est établi en fonction de leur prétendue défense des intérêts des PME. Le PLR et l’UDC sortent en tête, ce qui n’est pas surprenant quand on sait que l’USAM est un repère d’élus provenant de ces deux partis. C’est de bonne guerre, en particulier en année électorale où tous les lobbies cherchent à avancer leurs pions pour les échéances à venir.

Pour la première fois, j’ai lu ce rating avec des yeux différents, plus curieux et plus concernés. Depuis bientôt quatre ans, je suis avocat indépendant, organisé en raison individuelle; j’emploie désormais trois collaborateurs et suis donc ce que l’on peut pompeusement appeler un «patron de PME». J’ai fait l’exercice de penser à ce qu’ont été mes principales préoccupations ces derniers temps – et plus généralement celles de jeunes avocats ou entrepreneurs qui se lancent dans l’aventure de l’indépendance – pour apprécier la valeur et la portée de ce rating.