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Digitale attitude

La réalité virtuelle va favoriser la digisexualité

OPINION. Les robots sexuels se répandent de plus en plus. Mais les partenaires intimes virtuels posent tout de même quelques questions éthiques et psychologiques

Selon une étude publiée dans le Journal of Sexual Relationships Therapy et relayée par le Daily Telegraph, une nouvelle forme d’orientation sexuelle se profile à l’horizon, la «digisexualité». Elle désigne les personnes qui préfèrent la sexualité virtuelle à la réelle. Ce sont les nouvelles technologies qui favorisent cette tendance. L’industrie du porno, toujours à l’avant-garde pour intégrer l’innovation, s’en est d’ailleurs déjà emparée: elle produit de nombreux films érotiques destinés à être visionnés avec un casque de réalité virtuelle, donnant aux spectateurs l’impression d’être immergé dans un scénario.

Lire aussi:  L’arrivée inéluctable des robots sexuels

Il y a également les jeux de rôle en ligne qui permettent aux participants de faire des expériences par avatars interposés et des applications à télécharger qui offrent aux âmes solitaires un (ou une) petit ami virtuel avec qui avoir des échanges. Quand aux robots sexuels (ou sexbots) de taille humaine, ils sont de plus en plus présents sur nos écrans et font l’objet de séries télé à succès comme Westworld et Humans.

Les poupées de compagnie robotisées, dont les apparences ont atteint un niveau de réalisme stupéfiant, sont en vente chez quelques fabricants spécialisés. Elles sont dotées de mobilité grâce à des capteurs situés à plusieurs endroits sur leurs corps et réagissent au toucher. Certains modèles sont programmés avec une cinquantaine de positions différentes, et leurs visages sont capables de changer d’expression. Elles peuvent encore être dotées d’une personnalité et tenir une conversation grâce à la reconnaissance vocale et à l’intelligence artificielle.

Quelques inquiétudes…

Un rapport publié en juillet dernier par la Fondation pour la robotique responsable encourage un débat public sur cet avènement des sexbots dans notre société, car l’influence qu’ils pourront exercer sur des personnes vulnérables est sujette à quelques inquiétudes. De même que l’isolement social qui risque de toucher ceux qui les pratiquent. Car pour le professeur Neil McArthur, Directeur du Centre d’éthique de l’Université du Manitoba, «l’avancement des technologies finira par encourager de nombreuses personnes à expérimenter leur sexualité en réalité virtuelle ou avec des partenaires robotisés». Un sujet qui dérange, mais qui mérite réflexion.


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