A quelques levers de soleil de la COP26, qui ambitionne d’accélérer à l’échelle mondiale l’action contre la déferlante du réchauffement climatique, les scientifiques maintiennent, de manière à la fois modeste et surprenante, que leurs modèles météorologiques ne permettent pas de simuler ni de prévoir le lieu et la date exacts des futurs phénomènes climatiques extrêmes. C’est bien cet argument d’«incertitude» qu’évoquent les décideurs pour repousser des décisions à la fois conflictuelles et coûteuses.