L’argument selon lequel l’ouverture aux victimes de la guerre en Ukraine serait révélatrice d’une fermeture raciste vis-à-vis des réfugiés syriens, afghans ou yéménites a connu une large diffusion ces derniers jours. Beaucoup de ses propagateurs sont pleins de bonnes intentions. Ils souhaitent pousser l’Europe à plus de générosité et prennent au pied de la lettre l’universalité des droits humains. L’argument mérite cependant d’être considéré avec prudence et nuancé pour plusieurs raisons.