Feu sur Agnès Buzyn! Alors que le gouvernement français présentera jeudi les modalités de la «phase 2» de son plan de déconfinement entamé le 11 mai, l’ancienne ministre de la Santé est déjà assurée de son statut: celui de victime expiatoire de la fameuse «mascarade» qu’elle s’était empressée de dénoncer dans un entretien au Monde, sitôt bouclé le premier tour des municipales, le 15 mars dernier.

Difficile, en effet, de ne pas voir dans son parcours tous les défauts de la Macronie politique mis à nu par l’épidémie de Covid-19: une incapacité – malgré ses dires – à tirer les bons signaux d’alarme sanitaire dès le mois de janvier; une démission opportuniste en pleine crise, le 17 février, pour se porter candidate à la mairie de Paris après le naufrage porno-numérique de Benjamin Griveaux; une repentance bien trop immédiate et bien trop médiatique devant le fiasco de la contagion… Le tout ponctué, ce mardi, par l’annonce in extremis du maintien de sa candidature à la mairie de la capitale pour le second tour programmé pour le 28 juin, en troisième position au premier tour (17,2% des voix) face à la candidate de droite Rachida Dati (22,7%) et à la maire sortante socialiste Anne Hidalgo (29,3%).