Si le thème n’était pas aussi crucial, la multiplication des initiatives pour sécuriser le cyberespace ferait sourire. Il ne se passe plus de mois sans qu’un nouvel organisme soit créé, qu’une association voie le jour ou qu’un traité international soit proposé. Les efforts sont totalement disparates et les propositions souvent concurrentes.

Et il n’existe pas seulement une compétition entre ces idées. Il y a aussi une farouche bataille entre pays – en premier lieu la Suisse et la France – pour héberger le traité qui fera date et aura un impact mondial. Genève, un temps donné favori au vu de son statut international et du fourmillement d’acteurs qu’il héberge, n’est pas sûre de remporter cette compétition un peu spéciale.