Les lignes devraient chauffer entre Berne, Téhéran et Washington dès que l’administration Biden mettra en œuvre son projet de débloquer l’accord nucléaire avec l’Iran, dénoncé par le président Trump le 8 août 2018. Les autres Etats parties y compris l’Iran ont déclaré alors vouloir s’y tenir mais Téhéran a repris sa liberté en ce qui concerne l’enrichissement d’uranium: il dispose désormais de 2,4 tonnes, soit 12 fois plus que les limites indiquées par l’Accord, enrichies à un degré de 4,5% de pureté au lieu de 3,67% selon l’Accord, mais encore éloigné des 20% d’avant l’accord. L’augmentation du nombre de centrifugeuses actives, l’utilisation de centrifugeuses avancées au lieu de celles de première génération et la réouverture des sites de Fordow et de Natanz fermés par l’accord constituent autant d’infractions à ce dernier. L’Institut stratégique de Londres estime cependant que l’Iran pourrait revenir au plein respect de ses obligations en quatre mois seulement. Le président Biden a annoncé de son côté vouloir réintégrer l’accord conjoint dès que l’Iran le respectera pleinement à nouveau. Cependant un certain nombre de préalables font obstacle à cette intention.