Comment la gouvernance mondiale sera-t-elle transformée après la fin de la pandémie de Covid-19? La réalité du monde ne sera plus jamais la même qu’avant, nous dit Henry Kissinger. Des institutions destinées à protéger les peuples ont failli un peu partout, aux dires de beaucoup de pays. Inutile à ce stade d’établir des responsabilités (ce qui dispense l’auteur de se prononcer sur les manquements du pire président de l’histoire américaine ou sur les errements du Parti communiste chinois). Trois priorités s’imposent selon Kissinger: d’abord lutter contre le virus sur le plan médical, scientifique et social. L’effort national doit s’accompagner d’une collaboration mondiale visionnaire, aucun pays ne pouvant espérer maîtriser la pandémie à lui tout seul. Puis les dirigeants du monde devront se sortir du chaos économique qui suivra l’alerte de santé. Finalement, il s’agira de préserver les valeurs libérales que la crise risque de mettre à mal.