Il faudra sans doute d’autres réunions semblables à celles de cette semaine pour rétablir pleinement la confiance entre le président des Etats-Unis et ses homologues de l’Union européenne. Certes le ton est plaisant: le retour à la Maison-Blanche d’un président entouré d’une équipe de professionnels et lui-même doté d’une vaste et longue expérience est un soulagement pour ses partenaires – il suffirait d’imaginer ce que seraient les rendez-vous de cette semaine avec le G7, l’UE et avec l’OTAN si Donald Trump avait été réélu!

Mais les «malentendus transatlantiques» ne datent pas d’hier: il existe un contentieux commercial et douanier que l’UE et les Etats-Unis vont s’efforcer de régler au cours des prochaines semaines. Joe Biden a mis en avant l’intérêt national de son pays, ce qui est normal, et revendique la qualité de chef de l’Alliance, traditionnellement exercée par Washington. Il est vrai que la place était vacante et qu’Emmanuel Macron avait tendance à se parer de quelques attributs de ce leadership. Au G7, les débats seront centrés sur le réchauffement climatique, la généralisation des vaccins à travers le monde et l’amélioration des services mondiaux de santé publique, sur le commerce international et sur la taxe fiscale mondiale récemment entérinée par les ministres de l’Economie.