éditorial

La réputation brûlée de Genève

EDITORIAL. Les confessions tardives de Serge Dal Busco arrivent à un moment où le canton de Genève s’apprête à solliciter Berne pour parfaire son réseau de transports publics. Faire toute la lumière sur les transferts d’argent entre le ministre et le groupe Manotel est d’autant plus nécessaire

Difficile de faire plus faux: briser le silence que l’on avait juré de garder cinq jours plus tôt pour donner une information partielle qui pose plus de questions qu’elle n’en résout. Serge Dal Busco était déjà dans l’œil de la justice genevoise, qui l’entendra fin septembre à propos d’un versement de 10 000 francs par le groupe hôtelier Manotel, somme qu’il aurait rendue à son donateur. Il est désormais aussi au centre de l’attention de la presse nationale. Or, le conseiller d’Etat PDC a un automne chargé qui préfigure une suite de législature dont les enjeux sont lourds pour le canton.

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