Cet été, «Le Temps» a confié ses espaces dévolus aux opinions à six personnalités, chacune sur un thème et une semaine. Notre journaliste Frédéric Koller anime cette troisième semaine, consacrée à la Chine. Retrouvez toutes les contributions.

L’idéologie du Parti communiste chinois (PCC) peut sembler être un anachronisme, voire un vestige de la guerre froide mis de côté par les réalités du capitalisme global. Selon une métaphore simpliste, l’idéologie aurait été, tel un interrupteur, «actionnée» par Mao Tsé-toung puis, atteignant son apogée durant la révolution culturelle, elle aurait été reconfigurée par Deng Xiaoping au début de la période «de réforme et d’ouverture». Suite à l’accession de la République populaire de Chine (RPC) à l’OMC et à son développement économique rapide, l’interrupteur de l’idéologie aurait été «éteint», prouvant ainsi que le capitalisme pouvait prospérer sans démocratie.