Les fêtes de Pâques chrétiennes commémorent deux temps fort, la mort de Jésus-Christ sur une croix et sa résurrection; le premier étant presque banal et facilement accepté, le second bien plus controversé. Au premier abord, on peut s’attendre à deux positions, croire qu’il est ressuscité ou bien le nier. Et tout porte à croire que la foi en la résurrection devrait largement se chevaucher avec l’adhésion à la foi chrétienne. En effet, la résurrection de Jésus est la validation par excellence de son message, son action et ses affirmations sur lui-même. Inversement, l’apôtre Paul affirmait au premier siècle que si Jésus n’est pas ressuscité, la foi chrétienne n’a aucun contenu et ne mérite ni d’être prêchée ni d’être crue.

Cependant, il existe maintenant une troisième voie, régulièrement présentée à la période de Pâques. La Résurrection ne concernerait pas les faits, mais la foi des disciples. L’«évènement de Pâques» ne concernerait que le ressenti intérieur des croyants du premier siècle et des âges qui le suivent. D’autres parlent d’une résurrection qui se serait produite «dans le monde de Dieu», une sorte de sphère spirituelle parallèle, laissant notre bas monde matériel inchangé. Bref, il s’agit d’une manière ou d’une autre de placer la résurrection de Jésus hors de l’histoire de notre monde.