Le président Joe Biden a réservé son premier discours de politique étrangère sur la scène internationale à la Conférence de sécurité virtuelle de Munich le 19 février dernier. Il avait déjà tracé les grandes lignes de son mandat en s’adressant au personnel du Département d’Etat le 4 février. Il a annoncé le retour à la diplomatie comme méthode de règlement privilégiée des conflits auxquels les Etats-Unis sont confrontés, veut revoir le déploiement des forces armées dans le monde à la lumière des objectifs diplomatiques de son administration et poursuit une politique de paix.  

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En vieil habitué de la Conférence de Munich, il a fait profession de foi transatlantique, annulant les mesures prises par son prédécesseur pour réduire la présence de troupes américaines en Allemagne et exaltant les vertus de l’Alliance atlantique, y compris l’article V (défense mutuelle) qui en est le cœur. Il a évoqué les gestes de normalisation qu’il a déjà accomplis au cours du premier mois de sa présidence: prolongation pour cinq ans de l’accord New Start sur la réduction des armes nucléaires de portée stratégique avec la Russie, maintien des forces américaines en Afghanistan et en Irak à leur niveau actuel, retour dans l’Accord de Paris sur le climat, retour au Conseil des droits de l’homme à Genève, relance des discussions sur le nucléaire iranien, retour dans le groupe de Minsk sur l’Ukraine, appui à la construction européenne et à l’effort de défense autonome de l’UE. Il s’est montré positif, déterminé et à l’écoute de ses partenaires. Pourtant il ne s’agit pas d’une simple restauration, même si le président Biden ne pouvait manquer de s’écrier «l’Amérique est de retour» pour souligner face à ses alliés que la page de l’époque Trump était définitivement tournée.