En 2009, on avait laissé le personnage de Michael Scofield – interprété par cette gueule d’ange qui en avait sidéré plus d’un(e), Wentworth Miller – dans un sale état. Sachant le peu de temps qu’il lui restait à vivre à cause de sa maladie, il s’était sacrifié pour son épouse… Pourtant, le héros cultissime de la série TV Prison Break est bel et bien vivant. C’est le «scoop» déjà très éventé depuis deux ans, lorsque la Fox a confirmé le retour de la série pour une cinquième et nouvelle saison de neuf épisodes avec les deux acteurs principaux, Wentworth Miller, donc, et Dominic Purcell dans le rôle de Lincoln Burrows, et dont voici la bande-annonce (en VO):

Prison Break: Resurrection arrive ce jeudi, sur la chaîne M6, en version française. Le spoiling n’étant pas le genre de la maison, on se contentera ici de répercuter les effets collatéraux et les conversations qui vont déjà bon train autour de cette saga multidiffusée, multirécompensée, multinominée et déjà pourvue de nombreux produits dérivés. Sa réputation n’est plus à faire. On aura une petite idée de ce qui nous attend en visionnant cette scène mise en ligne sur Twitter:

Certains ont aimé cette cinquième livraison, d’autres pas. Elle a réalisé des audiences moyennes aux Etats-Unis, mais en hausse au final de la saison, grâce aux attentes suscitées par l’engouement des fans sur les réseaux sociaux. Ces fans qui sont pourtant souvent sans pitié, à l’instar de ce qui est arrivé quand la série s’est achevée en 2009. «Wentworth Miller a connu une traversée du désert et est quelque peu parti en dépression, explique le site Shoko.fr. Et l’acteur s’est réfugié dans la nourriture, prenant au passage pas mal de poids.» Les moqueries ont donc suivi sur les réseaux. «Ça m’a fait mal», a-t-il avoué sur sa page Facebook bien plus tard, mais le body-shaming n’épargne pas les anges tatoués:

En attendant, selon le site Touchbymediametrie.com, «le moins qu’on puisse dire, c’est que les réseaux sociaux ont réservé au retour de Prison Break un accueil des plus incroyables! D’après une étude réalisée par Listenfirstmedia.com (LFM) et commentée notamment par Variety, il «aurait généré 10 fois l’engagement habituel sur les réseaux sociaux». Mais sur quoi reposent ces chiffres? Ce cabinet dit de «compréhension sociale» analyse l’engagement des fans: «Ont-ils partagé une bande-annonce?» Ont-ils simplement «aimé» ou retwitté un micromessage ou un visuel de la série? De mai à fin août 2015 aux Etats-Unis, «Prison Break a généré 19,5 millions d’interactions», laissant loin derrière le reste des promotions de l’été 2016. Ce qui ne garantit d’ailleurs pas forcément un carton lors de la diffusion.

«L’événement de l’année»

Allociné confirmait en septembre dernier: «l’événement de l’année sur les réseaux», selon LFM, «qui surveille l’attente suscitée par les programmes […] sur Facebook, Instagram, Google + et Tumblr.» Sans compter les chiffres de Twitter, dont l’analyse est l’exclusivité de la firme Nielsen, qui ne sont pas inclus dans ce sondage, c’est dire. Mais sur ce réseau-là, c’est déjà l’émeute. @soTBW y écrit que «rien que la pub sur M6 avec la musique de Prison Break», ça lui «donne des frissons»; et pour @_g_aly, visiblement en examens de bac, ce jeudi, «la seule chose» qui va la «motiver devant la copie», c’est l’attente de la soirée à venir. Quant à @Laexxis, il se mélange un peu les «combientièmes», mais le cœur y est, du moins encore pour le moment:

Qu’en conclure? Que le passé a peut-être beaucoup d’avenir dans les séries, comme le montre aussi le récent retour de Twin Peaks, et que la nostalgie des fans est un facteur sans doute prégnant. Voilà pourquoi, il y a un peu plus d’une année, le créateur de Prison Break, Paul Scheuring, a indiqué qu’il était ouvert à une saison 6. Mais seulement s’il parvenait à trouver une bonne idée pour commencer l’écriture du scénario.