Les affrontements entre la police israélienne et les fidèles musulmans de Jérusalem aux abords de la porte de Damas et de l’esplanade des Mosquées ont commencé le 13 avril dernier. Les tensions ont été attisées du fait de l’annonce par le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, d’un report des élections présidentielles et législatives – les premières depuis quinze ans! – que lui-même et ses alliés auraient vraisemblablement perdues.

Les mouvements juifs d’extrême droite, enhardis par l’élection à la Knesset de leur chef, Itamar Ben Gvir, un ultranationaliste aux idées racistes, ont multiplié les provocations à l’encontre de la population arabe à la porte de Damas et dans la vieille ville de Jérusalem. Au même moment, la Cour suprême, qui allait se prononcer sur l’éviction de quatre familles palestiniennes de leurs maisons à Cheikh Jarrah, dans la partie Est de Jérusalem annexée par Israël, a suspendu la procédure in extremis afin de calmer les esprits.