Flambée des prix de l’énergie et des matières premières, hausse des étiquettes des denrées alimentaires, chez nos voisins français la bataille pour le pouvoir d’achat a relégué au second plan toutes les autres thématiques avant le second tour de l’élection à la présidence de la République. Même si le niveau de vie y reste l’un des plus élevés d’Europe, la Suisse ne devrait pas échapper au retour de la question sociale, à dix-huit mois des élections fédérales. C’est l’Union syndicale suisse (USS) qui, mercredi, a la première attaché le grelot en revendiquant des augmentations générales. En cause: la menace de baisse du pouvoir d’achat liée à la hausse de l’inflation de 2,4%, en mars, et à l’annonce choc de l’augmentation des primes des caisses maladie, qui pourrait avoisiner 10%.