A Yalta, dans une villa impériale épargnée par l’occupation allemande du fait qu’un commandant allemand de la Crimée occupée s’y était installé, Staline reçut du 4 au 11 février 1945 le président Roosevelt et le premier ministre anglais Churchill. On y découpa les zones d’influence dans l’Europe d’après la défaite allemande (pas encore achevée, mais imminente). Serions-nous revenus à Yalta, à deux Grands, cette fois-ci? Le monde de 1945 était «une bête blessée», comme dit Vladimir Volkoff dans sa pièce Yalta (1983). Le monde d’aujourd’hui, avec ses multiples guerres hybrides, ses terroristes tapis, sa pandémie interminable, est inquiet. Et peut-être plus blessé qu’il ne le croit.