Pour la presse française, l’Hexagone se réveille avec une gueule de bois démocratique
REVUE DE PRESSE. Au lendemain du triomphe du parti d’extrême droite Rassemblement national au premier tour les législatives, la presse s’inquiète et fait l’autopsie du coup de poker raté d’Emmanuel Macron
La France a été jetée «sous le bus» du Rassemblement national (RN), «maintenant garé devant le portail de Matignon, attendant patiemment le second tour». Telle est l’image choisie par le quotidien Libération dans son éditorial au lendemain du score historique obtenu par le parti d’extrême droite au premier tour des législatives convoquées par le président Emmanuel Macron. Trois semaines après le séisme des européennes et de la dissolution de l’Assemblée nationale, une seconde vague RN s’est bel et bien abattue dans les urnes ce dimanche 30 juin.
Avec plus d’un tiers des suffrages au niveau national, Marine Le Pen et ses alliés ont frappé un grand coup en remportant 33,15% des voix, selon les derniers chiffres du Ministère de l’intérieur. «En clair: douze millions de nos compatriotes ont voté pour un parti d’extrême droite clairement raciste et antirépublicain […], alors qu’ils étaient moins de trois millions à le faire à l’arrivée d’Emmanuel Macron à l’Elysée en 2017», se désole ainsi le journal de gauche.