Six semaines après le début de l’invasion de l’Ukraine, la Russie est-elle isolée sur la scène diplomatique? Peut-on affirmer que la communauté internationale condamne cette agression de façon presque unanime? Contrairement à ce que l’on entend trop souvent en Europe, la réponse à ces deux questions est non. Les massacres ont beau s’enchaîner, les allégations de crimes de guerre se multiplier, les opérations militaires russes se redéployer, Moscou peut compter sur de solides et larges soutiens. Le vote de sa suspension, jeudi, du Conseil des droits de l’homme de l’ONU en est paradoxalement la meilleure preuve.