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Le bas de la robe de Miri Regev, lors de la montée des marches.
© Antonin Thuillier/AFP

Revue de presse

Ces robes qui parlent toutes seules au Festival de Cannes

Sur la Croisette, «les bombes» haute couture débarquent année après année. De Monica Bellucci à Charlotte Gainsbourg en passant par Victoria Abril et une ministre israélienne très engagée, on ne regrettera pas celles de 2017

Elle aurait pu passer inaperçue. Mais pas du tout. La ministre israélienne de la Culture, Miri Regev, positionnée très à droite dans le gouvernement Netanyahou, a mis le feu aux réseaux sociaux en montant les marches mercredi soir au Festival de Cannes dans une robe aux fortes apparences de manifeste. Dans sa partie inférieure, elle arborait un panorama de Jérusalem. Message clair: il n’y a pas lieu de remettre en cause le lien historique entre les juifs et la ville, donc de la souveraineté israélienne sur cette dernière, sa «capitale indivisible», y compris donc la partie palestinienne (Jérusalem-Est), prise en 1967 et annexée en 1980.

Un tollé. Si l’on a assisté à quantité de détournements, du photomontage remplaçant le motif par un bombardement sur le territoire palestinien de la bande de Gaza à une mare de sang, le quotidien Maariv, lui, y a vu un simple «hommage» à la journée de Jérusalem prévue la semaine prochaine et marquant les 50 ans de la prise de la partie orientale. Une «déclaration politique kitsch» pour le Times of Israel, mais «un look clairement politique puisqu’il rappelle la résolution de l’Unesco prise le 2 mai dernier concernant le statut de Jérusalem et la «puissance occupante» d’Israël», pour Le Soir de Bruxelles.

Mais aux yeux de Midi libre – on y verra peut-être une réponse à Israël de la part du mannequin américain d’origine néerlando-palestinienne – «cette année, la Palme d’or revient à Bella Hadid et à sa robe fendue. Le léger vent qui a soufflé sur la Croisette a laissé entrevoir» sa petite culotte rose, «pour le plus grand plaisir des photographes présents sur place»:

Autre style, repéré entre autres par le site AuFeminin, celui de Charlotte Gainsbourg, venue défendre Les Fantômes d’Ismaël et qui «a foulé le tapis rouge dans une tenue des plus modernes: «Pas de longue robe en tulle pour l’intéressée, qui aime à briser les codes de l’establishment comme ses illustres parents, et qui a donc préféré «mettre à l’honneur une minirobe ornée de sequins. Difficile de faire plus court mais il faut admettre [qu’elle] resplendissait dans cette création couture»:

Et puis il y a LA star: «Monica Bellucci, choisie pour être la maîtresse de cérémonie de cette édition anniversaire», et qui subjugue Le Figaro Madame et le reste de la population terrestre. Sa robe? Une création haute couture signée Dior, en tulle plissé, qui «joue sur le mariage du marine et du noir». Majestueuse, elle «flirte avec les codes du conte de fées. Mais parce que Monica Bellucci incarne la sensualité même, elle insuffle ce je-ne-sais-quoi d’insolent avec un jeu de transparence. Un sein qui se dévoile, un jupon qui ne cache rien… Monica ose. […] Cette transparence, incandescente.» Ce culot, cette classe:

Enfin, ce bref panorama serait très incomplet si l’on n’évoquait pas LE look parmi les looks de cette 70e édition. Celui de Victoria Abril, qui n’est de loin pas passée inaperçue. Habituée à l’extravagance, elle n’a pas failli à sa réputation, venue tout exprès pour «son» Almodovar, le président du jury dont elle fut une des égéries et pour défendre, complètement à rebours, «l’espagnolité» sur la Croisette. Comment? «Habillée d’un kimono réalisé dans un tissu africain et coiffée d’un chapeau haut se confondant avec sa coiffure tressée, l’actrice madrilène a fait sensation», selon L’Express:


Lire aussi: Tous les articles du «Temps» sur le Festival de Cannes 2017

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