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Le Bernois Glarner Matthias et le nouveau roi de Suisse... pour la lutte. (Keystone/Jean-Christophe Bott)
© JEAN-CHRISTOPHE BOTT

Editorial

Le roi, c’est nous

Estavayer 2016 a été la fête de tous les superlatifs. La fête a propulsé dans toute la Suisse romande l’engouement pour ce sport qui dit beaucoup de la Suisse

Les grincheux ont plusieurs raisons de dénigrer la Fête fédérale de lutte. Une beuverie, un événement pour Suisses allemands en goguette, du folklore pour flatter les nostalgiques de la Suisse rurale et alpestre. On peut même ironiser sur le site choisi. Estavayer 2016, du nom du chef-lieu du district de la Broye fribourgeoise, s’est déroulé à Payerne, en terre vaudoise. Ou encore sur le taureau Mazot, très haut sur patte, un peu apathique, rasé de trop près, pas un trophée pour un roi, entend-on. Devant son enclos, certains se demandaient même s’il n’avait pas été peint!

Toutes ces spécialités qu’on apprend à connaître

Mais qu’importe. Au pays de la Moutarde de Bénichon et de la saucisse aux choux, d’autres spécialités culinaires ont trouvé leur place. Aelplermagron, Chäs Hörnli, G’Hacktes mit Hörnli, avec ou sans Apfelmus, à midi. Raclette ou fondue le soir. On a répondu en suisse allemand à un Genevois et en français à un Thurgovien. On a chanté ensemble, on s’est prêté la crème solaire et à la fin, tous les lutteurs sont repartis avec un prix.

Bienvenue dans ce nouveau monde, un monde quelque peu méconnu des Romands, qui ont su accueillir avec les honneurs ces visiteurs venus de l’Est et ont fréquenté assidûment les cantines aux doux noms de Schwägalp, Brünig, Weissenstein, Stoos et Rigi.

La sauce a pris

Oui, la sauce a pris. Le pari est réussi. Estavayer 2016 a été un succès. Matthias Glarner en est le roi. Mais c’est le public qui porte la couronne. Un public parmi lequel se sont faufilées de nombreuses personnalités, du cycliste Fabian Cancellara au CEO d’UBS Sergio Ermotti, du président de la Confédération Johann Schneider-Ammann aux nombreux parlementaires fédéraux. Sans signe distinctif, tous portant vêtements légers et chapeau de circonstance.

Défi sécuritaire avec ses 280’000 spectateurs en 48 heures, Estavayer2016 s’est déroulé sans accroc majeur. Il serait même tentant de dire que la simplicité a été la règle de ce week-end de tous les superlatifs.

La lutte à la culotte… éternelle!

La prochaine Fête fédérale de lutte a lieu dans trois ans à Zoug et dans quinze ans quelque part en Suisse romande. D’ici là, le monde aura encore changé. La lutte à la culotte restera. C’est une certitude. Et depuis Estavayer2016, elle est devenue un véritable sport national. Il n’est pas honteux d’en être fier.


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