Pour les romantiques allemands, le changement climatique est une catastrophe. L’été déchire la brume des vallées, tout flambe trop vite, tout brûle trop fort, tout s’évapore, pas la moindre transition. L’été du XXIe siècle est trop brusque pour les romantiques allemands. Trop lumineux, trop agissant, trop immédiat.

Par la grâce de je ne sais quelle alchimie, de je ne sais quelle nature, de je ne sais quelle culture, je ne suis pas un romantique allemand. Je suis un zénithal. Oui Monsieur, oui Madame. L’été tombe comme un coup de soleil sur les épaules parce que je lui offre mes épaules. Les mêmes qui plongeront demain dans la Méditerranée. Comme d’autres avant moi, j’attends la bruyère et le sel qui sèche sur les bras qui dorment.