Le 22 mars 2016 lorsque les deux kamikazes Najim Laachraoui et Ibrahim El Bakraoui ont actionné leurs explosifs dans le hall d’enregistrement à l’aéroport de Zaventem, trente-cinq vies innocentes ont été emportées dans les déflagrations. Parmi les victimes, Rosario, 56 ans.

Son histoire est racontée par le quotidien belge La Dernière Heure. Rosario Valke était originaire de la commune de Zaventem, adjacente à l’aéroport. Sa mère Nicole Hamel a craint le pire dès qu’elle a su que des terroristes avaient frappé. Et pour cause. Son fils vivait dans le hall de départ depuis quelques mois. Lorsqu’elle n’a pas eu de nouvelles de son fils pendant toute une semaine, ses doutes se sont transformés en réalité sordide.

«Il n’en pouvait plus d’être obligé de dormir là chaque nuit»

Rosario avait perdu son travail de magasinier l’an dernier. La descente aux enfers a commencé aussitôt après. Sans le sou, il a dû rendre son appartement situé au centre de Zaventem. Sa mère qui occupe un logement social ne pouvait pas l’héberger. «Parce qu’il ne voulait pas dormir dans la rue, il avait décidé de passer ses nuits au chaud, à l’aéroport, a-t-elle raconté. Il n’en pouvait plus d’être obligé de dormir là chaque nuit et voulait à nouveau avoir son propre chez-lui.»

De vaines démarches

Sa mère affirme que son fils voulait reprendre une vie active dès que possible. Mais ses multiples démarches sont restées vaines. A Bruxelles, le taux de chômage est de 10%, mais le fléau frappe plus particulièrement les jeunes bien sûr, mais aussi les cinquantenaires surtout s’ils n’ont pas de formation spécifique. Ce qui était le cas de Rosario.

Selon la police, Rosario était en train de prendre un café lorsque les terroristes ont frappé. Le plafond du hall s’est effondré suite aux deux explosions, faisant de nombreuses victimes.

Les funérailles de Rosario auront lieu vendredi à Zaventem.

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