C’est de Gaulle qui avait eu cette méchante phrase: «Des chercheurs qui cherchent, on en trouve. Des chercheurs qui trouvent, on en cherche.» Au grand dam des finances publiques et pour notre bien à tous, le temps lui donne tort. L’industrie pharmaceutique invente des médicaments. Qui soignent des maladies jusqu’ici incurables. Qui redonnent de l’espoir. Mais qui coûtent un saladier.

Prenez le Zolgensma. Cette thérapie pourrait sauver des vies. Et pas n’importe lesquelles. Celles des enfants. Pour plus de 2 millions de francs l’unité. A ce tarif, nos systèmes sociaux rechignent à passer à la caisse. Pour leur forcer la main, Novartis voulait tirer au sort 100 nourrissons qui bénéficieraient gratuitement du traitement. Les autres mourront. Probablement. Le procédé est infernal, insupportable.