Le monde occidental a vécu quarante ans dans un état de guerre froide avec la Russie. Il s’agissait alors, à la suite de 39-45, d’un combat de titans entre deux idéologies: les démocraties capitalistes libérales d’un côté, les dictatures collectivistes marxistes de l’autre. Pour finir, l’URSS s’effondra d’elle-même mais les régimes communistes du XXe siècle laissèrent derrière eux entre 65 et 85 millions de morts, ce qui n’empêcha pas les intellectuels occidentaux d’en être les ardents soutiens, ni l’indicible cruauté stalinienne, ni la folie rééducative maoïste. Il était alors de bon ton d’être communiste, trotskiste, maoïste, dans ces mêmes milieux qui aujourd’hui vouent Poutine aux gémonies.