Tel était l’objectif que le président Obama s’était assigné lors de sa première visite à Moscou les 6 et 7 juillet 2009, selon ses Mémoires (Une Terre promise). C’était l’époque du fameux «reset». Vladimir Poutine, alors premier ministre, lui avait asséné ses quatre vérités, dressant avec amertume la liste des «injustices, trahisons et affronts» que les Américains lui avaient fait subir ainsi qu’au peuple russe. Douze années ont passé: les relations entre les deux pays se sont encore dégradées. Le président Biden a pris l’initiative d’une rencontre en pays neutre pour éviter qu’elles ne se détériorent davantage.