Le Covid-19 est un tueur en série. Il peut tuer hommes et femmes qui ont eu le malheur de l’attraper. Il asphyxie l’économie française, biberonnée à la dette publique par son Etat providence devenu incontournable. Il a failli tuer le système de santé tricolore présenté, avant le premier confinement, comme «le meilleur du monde». Il tue l’espoir des étudiants reclus dans leur chambre et dépourvus, à quelques exceptions près, de cours en présentiel. Il tue le flirt, l’amour, mais aussi les câlins clandestins et la gaudriole, cet art si français, filon inépuisable pour le théâtre de boulevard, assassiné par le virus avec le monde de la culture. Et voilà que le covid vient de guillotiner, d’un décret au Journal officiel, une tradition française inébranlable: le déjeuner entre collègues, le déjeuner entre amis, le déjeuner d’affaires, le déjeuner avec sa maîtresse ou son amant. Bref, le plaisir de ne pas être au bureau entre 13h (nous ne sommes pas en Suisse) et…

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