Aller au contenu principal
Encore 1/5 articles gratuits à lire
Le salut aux supporters, dimanche soir à Bâle.
© Jean-Christophe Bott/Keystone

Revue de presse

Saluée par les médias, la Nati a souffert, mais elle ira au Mondial de foot russe

Tant pis pour les romantiques qui espéraient une qualification avec plus de panache, l’essentiel est fait: la Suisse participera à la Coupe du monde l’an prochain

C’est donc fait. «Par la petite porte», commente le site BeinSports, si l’on s’en tient aux deux matchs de barrage contre une Irlande du Nord qui a tout de même jeté, en vain, toutes ses forces dans la bataille ce dimanche soir au parc Saint-Jacques. L'’équipe suisse de football – avec «maîtrise et sobriété», résume le site de la FIFA – a finalement réussi ce que ses supporters attendaient d’elle après une brillante campagne de qualification qui avait précédé ces deux ultimes épisodes à Belfast et à Bâle: décrocher son ticket pour la Coupe du monde de football 2018 en Russie.

Lire aussi:  Service minimum pour l’équipe de Suisse

«La Suisse a joué à se faire peur», aux yeux de La Liberté, mais «au-delà des circonstances sans doute crispantes», «un barrage compliqué, avec pour seul but inscrit un penalty cadeau», le groupe de qualification de la Nati, «à l'exception du champion d'Europe portugais, était d'une rare faiblesse» et l'on a assisté hier à une «très laborieuse soirée». Il y a donc encore du travail pour que la Nati, «après tant de promesses déçues, entre dans la cour des meilleures nations. L'espace d'un été au moins.»

En attendant, il faut se rendre à l’évidence, selon la Tribune de Genève: à cette réalité «d’un tout petit pays» à la «régularité insolente» qui «se découvre de nouveaux héros» comme les «admirables Zakaria et Akanji. «Cette jeune équipe a faim de résultats», elle «a besoin pour se rassasier d’un coup d’éclat, […] se qualifier pour un quart de finale».

«La roulette russe» ne suffira donc pas, selon le titre du Nouvelliste et du site de la presse neuchâtelois, Arcinfo.ch. Car nos garçons l’ont échappé belle sur ce «champ de patates» bâlois où «la formation irlandaise a tout donné pour essayer de renverser la tendance (...). Et cela malgré une énorme occasion dans les ultimes secondes du match, Ricardo Rodriguez repoussant le ballon sur la ligne alors que les Irlandais du Nord voyaient déjà la prolongation se profiler», fait remarquer le site Foot01. Après qu'il eut déjà marqué le penalty tant commenté de Belfast. Du coup, le joueur est porté aux nues:

Avec ce «combat dans la boue», selon l’expression du Corriere del Ticino, «si elle n’a pas brillé, la Nati a été supérieure à son adversaire sur l’ensemble des deux matches», constate aussi L’Equipe. Elle a «joué avec le feu» pour 20 Minuten, mais elle a aussi eu «plus de chance», aux yeux de la Neue Zürcher Zeitung. Le reste de la presse germanophone, qu’elle soit alémanique, autrichienne ou allemande, souligne le fait que cette qualification a été décrochée «à la raclette».

L’objectif des quarts en Russie, «son talent» le «lui autorise», croit la TdG, à cette équipe «à la force multiculturelle», indique Radio France internationale. Mais si la Nati «entend briser un jour le plafond» des 8es de finale «qui semble être désormais le sien», elle «va devoir grandir encore et, surtout, s’inventer une nouvelle dimension sur le plan offensif. Un défi particulièrement difficile à relever, surtout lorsqu’on ne possède pas une authentique perle dans ce compartiment du jeu pourtant décisif», prévient 24 Heures. C'est d'ailleurs peu dire que Seferovic s’en pris pour son grade dimanche soir:

Le Matin, dans sa version imprimée, juge, lui, que ce barrage-là, c’est «dommage pour les romantiques», mais «pas grave» pour les utilitaires. Alors si «le rêve» de faire encore mieux en Russie «paraît lointain, […] en football comme disait l’autre, tout va très vite. Le 1er décembre, la Suisse connaîtra ses trois adversaires de départ à la Coupe du monde. Elle aura six mois pour s’y préparer. Pour affiner ses fantasmes, échafauder des scénarios plus glorieux face à des contradicteurs plus glamour, qui donneront enfin envie aux romantiques de danser sur la table.»

Publicité
Publicité

La dernière vidéo opinions

Cannabis: adieu fumée, bonjour vapeur

Fumer, c’est aussi dangereux que has been. Pour profiter du goût et des effets du CBD sans se ruiner la santé, mieux vaut passer aux vaporisateurs de cannabis, élégante solution high-tech qui séduit de plus en plus de Suisses. Nous les avons testés

Cannabis: adieu fumée, bonjour vapeur

n/a
© Gabioud Simon (gam)