Revue de presse

Sanctions contre le dopage: Moscou dénonce une «hystérie antirusse»

Les médias russes dénoncent les mesures sévères que vient de prendre l’AMA à Lausanne. Et pour le Kremlin, accusé directement, ce sont là des sanctions «politiques» humiliantes. Mais surtout tragiques sur le long terme

«Ça leur apprendra de vouloir faire comme les Anglais, les Kényans, les Jamaïcains ou les Américains. Les Russes devraient savoir que seuls les Anglo-Saxons ont le droit de se doper!» Voilà le type de réactions d’internautes – en l’occurrence ceux de L’Equipe – toujours un brin complotistes et prompts à dénoncer l’hypocrisie des grandes instances sportives lorsque tombent des sanctions dites «historiques». On est dans la même foulée que Vladimir Poutine, d’ailleurs, qui était pourtant bien occupé ce lundi à négocier avec son homologue ukrainien à Paris sous l’aile jupitérienne d’Emmanuel Macron et l’autorité naturelle d’Angela Merkel.


Lire aussi:


C’est que l’Agence mondiale antidopage (AMA) a exclu lundi la Russie des Jeux olympiques pour quatre ans et de la Coupe du monde 2022 de football au Qatar, pour punir Moscou d’avoir récidivé dans la triche en falsifiant des données remises à l’AMA. Les sportifs «propres» seront admis, mais sous «drapeau neutre»; il n'y aura pas d’hymne lors des JO et des championnats du monde; et une interdiction d’accueillir ces compétitions sur sol russe: telles sont aussi les mesures décidées à Lausanne. Une «hystérie antirusse devenue chronique», commente le premier ministre, Dmitri Medvedev. Voilà bien l'«hypocrisie» d’une décision «politique» qui «contredit» pourtant la charte olympique, renchérit le maître du Kremlin, à en croire la vidéo notamment publiée par les Izvestia: