Un chercheur français traité sur Twitter de «petite frappe» par l’ambassadeur chinois à Paris, des sanctions prises contre Pékin par les Occidentaux pour la première fois depuis 1989 en représailles des sanctions chinoises contre dix eurodéputés, une conférence de presse en ligne de l’ambassadeur chinois à Berne convoquée pour dire tout le mal qu’il pense de la nouvelle stratégie diplomatique envisagée par la Suisse… Les événements inhabituels et tendus se bousculent, et «les relations sino-européennes sont à couteaux tirés», titre EUObserver ce matin, après les passes d’armes qui se sont succédé lundi toute la journée.

Des sanctions inédites depuis 1989…

Les mots du secrétaire d’Etat américain Antony Blinken sont repris dans toute la presse: «génocide et crimes contre l’humanité» contre la minorité des Ouïgours, dans le Xinjiang. «Les Occidentaux ont fait honte à la Chine sur le dossier des persécutions contre les Ouïgours, reprend EUObserver, dans une démonstration de solidarité qui a poussé la Chine à répliquer contre des eurodéputés […] Ce sont les Européens qui ont ouvert le bal en prononçant des interdictions de visa et des gels d’avoir contre quatre dirigeants et une entité de la région du Xinjiang. Les Etats-Unis, le Royaume-Uni et le Canada ont ensuite suivi, les Occidentaux montrant un front uni rarement vu sous Donald Trump et en temps de Brexit.»