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Le coucher du soleil à l’horizon n’a pas de prix.
© Macayran/Pixabay.com

Vacances à l’italienne (3/6)

«Sapore di sale», le coût de soleil

Une invitation au voyage à l’italienne, avec les souvenirs olfactifs et les photos mentales que tous ont, un jour ou l’autre, sauvegardés dans la mémoire des moments familiaux

Le soleil, la mer, les étoiles filantes la nuit de San Lorenzo, les promenades à la marina et la Méditerranée… Le son de la mandoline est dans l’air, l’odeur de la crème solaire à la noix de coco et la sensation de chaleur dans le sable face à l’étendue bleu azur où l’on rêve de plonger. Tout est idyllique, garanti 100% vacanze italiane dans une illusion ferme que le catalogue du tour-opérateur a dit vrai.

Dans un sursaut brusque on se réveille au son des camionnettes qui klaxonnent, livrant leurs poissons ou leurs fruits dès 6h30, à coups de mégaphone: «E arrivata la frutta! Pesce fresco!» Le marché s’installe pile où l’on a oublié la voiture la veille. On est bloqués, sans aucun moyen de négocier avec le vigile. Il n’y peut rien, il y avait le panneau! Celui caché par le seul container pour verre usagé du coin. Comment donc se rendre à la plage? Le bus ne passe plus. En plein mois d’août, alors qu’il y a foule partout. Mieux vaut ne pas demander à quelque détenteur de triporteur, l’Ape, on y mettrait cent ans. Bon, on ira après le repas… donc à 16h, mais c’est mieux, ça tapera moins.

Le soleil enivre…

La plage… Il fait chaud, le soleil enivre, se baigner devient nécessaire et au moment de sortir de la voiture, récupérée après que tous les camions du marché étaient partis, un ragazzo en Vespa vient encaisser le stationnement. Le long d’une route nationale. Sans raison. Sachant qu’entre septembre et juin, ça ne coûte rien. Cinq euros pour la journée? Va bene, la plage est là: opération bronzette! Gauche, droite, mince, plus de spiaggia libera (plage libre).

Il ne reste qu’à louer un parasol. Depuis l’invasion des lidi, le côté sauvage des dunes a disparu. Musique, vendeurs ambulants sénégalais et masseuses thaïlandaises proposant des prestations à 30 euros (une blague vu les huiles de soins douteuses) règnent sur le sol si convoité de l’été. Allégés de 25 euros pour deux transats, et friands d’une glace, deux cafés, une bouteille d’eau… ce sont 50 euros qui filent pour quelques heures de farniente… La facture a le goût du sel de mer, mais le coucher du soleil à l’horizon n’a pas de prix.


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