Le 28 mars dernier, le canton du Valais a renouvelé son gouvernement. Nous avons élu deux PDC, un PS, un UDC et un PLR. Nous avons élu trois Romands et deux Haut-Valaisans. Nous avons élu trois conservateurs et deux progressistes. Nous nous sommes félicités d’une meilleure répartition des sièges et nous nous sommes réjouis d’un Valais dit «pluriel». Nous avons élu cinq hommes, cisgenres, blancs, hétérosexuels et catholiques. Mais alors, de quelle pluralité parle-t-on? Nous parlons d’une pluralité politique, celle de la représentation des partis et des régions. Une pluralité dictée par le patriarcat, du temps de la politique de grand-papa.

A l’heure où l’on se félicite d’un gouvernement «pluriel», les femmes restent sur le carreau. Le PDC aurait manqué une occasion de sauver son troisième siège en ne présentant pas de femme. Mais est-ce bien à ça que nous aspirons, servir la tactique d’un parti en détresse? Les femmes PDC ont eu fin nez de ne pas s’associer à la perte du 3e siège en n’y candidatant pas. Leur accession au gouvernement (dans quatre ans?) n’en sera que plus belle.