«Chaque jour, des microparticules de médicaments sont déversées dans les ruisseaux, affaiblissant le système immunitaire, la fertilité, la mémoire ou encore le comportement de certaines espèces», tel était le chapeau de l’article paru dans Le Temps du 24 avril 2019. Le saumon en particulier perdrait la boule en raison des antidépresseurs, qui induiraient chez lui un changement cognitif et même émotionnel lui faisant prendre la mer trop tôt. C’est pas l’saumon qui prend la mer, c’est la mer qui prend l’saumon, chanterait Renaud!

Malheureusement, cet incontournable de nos assiettes n’est pas le seul à s’auto-médiquer. Le 1er mai, Nathalie Chèvre de l’Université de Lausanne écrivait sur son blog que les résidus de pilules contraceptives évacués dans l’urine des femelles humaines rendraient transsexuels les poissons mâles en inhibant le développement de leurs testicules (j’ignorais qu’ils en avaient!). Évidemment, cette féminisation les mène inéluctablement à l’extinction. Les voies de la nature sont impénétrables, qui veulent que ce soit les poissons qui disparaissent parce que les humains veulent moins d’enfants! Pourtant, la planète compte actuellement près de huit milliards de bipèdes, intelligents, paraît-il. Et ce n’est pas près de s’arrêter selon l’ONU qui publie le chiffre astronomique de dix milliards en 2050. En somme, au plus les hommes seront nombreux, au plus ils manqueront de friture pour se nourrir. Cherchez l’erreur!