Depuis quelque temps, il semble de bon ton de s’offusquer du niveau élevé de la dette du canton de Genève, comme de sa prétendue augmentation délibérée. A entendre divers observateurs et acteurs politiques de tous bords, on croirait que cette dette est apparue sur les comptes de l’Etat un beau matin de la législature en cours. On serait également tenté de considérer le niveau de la dette comme une fin en soi, faisant fi de son opportunité en matière d’investissements, de son coût réel, ainsi que du contexte dans lequel nous nous trouvons. Sans avoir la prétention de couvrir ce sujet éminemment complexe en quelques paragraphes, le rappel de certains éléments factuels devrait permettre de recentrer le débat.